Histoire du Krav Maga en France

En 1987, Richard Douïeb a ouvert la 1ère école en France et en Europe sur recommandations d'Imi Lichtenfeld.

Trois ou quatre ans plus tard, Jean-Luc Attlan et Armand Azoulay, ayant rencontré Richard Douïeb, décident de se lancer dans le Krav Maga. Après avoir invité un des enseignants israélien de Richard Douïeb, Eli Aviczar, pour animer un stage d'une semaine, ils démarrent leur discipline, le Krav-Contact, sans réelle connaissance du Krav Maga.

Quelques années après, l'IKMF arrive en force en France et en Europe. Cette organisation est alors dirigée par Eyal Yanilov, contemporain de Richard Douïeb et véritable enseignant de Krav Maga.Ils ont été tous deux élèves d'Imi Lichtenfeld. La stratégie de l'IKMF est de promouvoir très rapidement des enseignants afin de développer l'IKMF en Europe. Philippe Kaddouche en est alors le responsable en France. Face à cette volonté d'expansion et soucieux de préserver intacts les principes du Krav Maga, Richard Douïeb décide de créer la F.E.K.M. (Fédération Européenne de Krav Maga) en 1997.

Dans les années qui ont suivi, d'autres écoles que la F.E.K.M. ont vu le jour. Certaines provenant de dissidents de l'IKMF, d'autres constituées d'anciens élèves de Richard Douïeb, d'autres encore créées par des gens n'ayant jamais appris ce système.

Depuis les années 90, beaucoup de courants différents de Krav Maga ont émergé, certains plus légitimes que d'autres (EIKM, FKMDS, OPKM, Self Pro Krav, Commando Krav Maga&). Beaucoup ont disparu ou se sont morcelés en fragments d'organisations.

Dans les années 2000 est apparu le Kapap qui était autrefois un terme générique utilisé dans l'armée israélienne pour désigner le combat au corps à corps. Le Kapap n'a jamais été un système défini de self-défense jusqu'à ce qu'Imi mette au point le Krav Maga et en fasse le système original connu dans le monde entier. Aujourd'hui les responsables du Kapap, faute de connaissances en Krav Maga s'inspirent de différentes méthodes comme le Kali philippin.

La préoccupation de Richard Douïeb est de développer le Krav Maga autour d'un programme technique cohérent dans lequel tous les courants pourraient se retrouver, et permettre ainsi aux gens intéressés par l'apprentissage de ce système de séparer plus facilement le vrai du faux. Pour cette raison et en accord avec les responsables F.E.K.M., il a souhaité intégrer le Krav Maga à la FFKDA en vue de la préservation de cette discipline pour l'avenir.

Les débuts dans cette fédération ont été houleux mais tout le monde a fait l'effort d'y rester pensant que les désagréments constatés seraient contrebalancés par un avenir assuré du Krav Maga. La régularisation des grades des pratiquants par des Karatekas a ensuite été suivie de la régularisation de grades de non pratiquants. Les deux dernières années (saison 2009/10 et 2010/11) ces manquements se sont multipliés.

Au vu de ces éléments, les responsables de la F.E.K.M., courant majoritaire, ont décidé de quitter la FFKDA.

Aujourd'hui, les effectifs de la F.E.K.M. continuent à être renforcés par l'arrivée de nouveaux éléments et la F.E.K.M. jouit d'une réputation de rigueur et de sérieux. La F.E.K.M. poursuit sa progression dans une structure où la concertation et le dialogue sont de mise, et sans attribution de diplômes de complaisance. Elle est à ce jour la fédération la plus importante en nombre de licenciés.